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Reportages internationaux de France

Vendredi 16 février 2007
Ce soir je viens vous conter ma mésaventure du jour, et quelle mésaventure ! Digne des gros titres de la presse régionale, mais comme on le dit de la police : que font les journalistes ? Personne, pas un sur les lieux pour faire moultes photos et me supplier de lui donner, ou même vendre, l'exclusivité... Tant pis pour eux, je vous l'offre à vous mes fidèles douze visiteurs et demi qui me faites l'honneur de venir lire et commenter mes rocambolesques aventures.
En milieu d'après midi, alors que j'évoluais sur une route sinueuse du Pays-Fort au volant de ma poétique voiture, quelques odeurs de chaud vinrent me chatouiller délicatement les narines, ce qui est tout à fait normal au bout de quinze kilomètres en 2 cv. Je ne m'inquiétai donc pas et poursuivis mon chemin. Mais les odeurs se firent de plus en plus fortes et il me semblait même que de la fumée faisait son apparition dans le confortable habitacle. Je décidai donc de stopper tout de suite après avoir traversé la Loire. Là, une fois le véhicule totalement immobilisé, une épaisse fumée noire commença à sortir par les ouïes de part et d'autre du capot moteur. En un éclair je sortis du baquet et ouvris le dit capot. Là, terreur absolue ! Des flammes d'au moins trente centimètres tentèrent de se propager jusqu'au ciel. C'est à ce moment crucial que le génie s'est encore emparé de moi pour me faire prendre la première excellente décision : refermer le capot pour éviter que la flore et la faune environnantes ne soient totalement calcinées. Il me fallait encore éteindre ce virulent incendie enfermé de nouveau et qui cherchait manifestement à se venger en s'attaquant au coeur même de la voiture, à son moteur. De l'eau j'en avais en suffisance avec la Loire à proximité, quitte à faire cesser les activités de la centrale de Belleville quelques jours afin que le fleuve se remplisse à nouveau. Ce qui me manquait cruellement c'est un récipient pour contenir l'eau nécessaire à l'extinction du brasier. Je me mis donc en quête, et je dois le dire, je remercie ce soir le gros dégueulasse qui a jeté une canette de bière vide dans le fossé du bord de route. L'objet en main je courus prélever de l'eau à au moins trois reprises pour venir à bout du terrible foyer.
Ce n'est qu'après, au travers des vapeurs de l'eau qui s'évaporait, que je pus comprendre l'origine du feu : une de ces satanées tubules de chauffage en carton s'était détachée et ensuite enflammée en tombant sur le conduit d'échappement.
Le combat aura duré des heures et des heures, soit un quart d'heure en tout, après quoi un coup de clef et roule la Deuch... Les preuves en images...

Par Franck
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Jeudi 1 mars 2007

Bon tout le monde sait où se trouve ce célèbre porte-avion. Le sujet n'est pas là. La question est de savoir pourquoi on en parle plus ? En pleine campagne des présidentielles, aucun des candidats ne nous explique ce qu'il compte faire de ce bateau... C'est flou (la photo), c'est louche... Regardez de plus près, encore plus près, oui là sur la droite...
Qu'est-ce que c'est que ce bidouillage nocturne ? D'ici qu'on nous refasse le coup du Raimbow-Warrior, faut dire que ça coûterait moins cher qu'un désamiantage...
(S'il est coulé dites-le à tout le monde que je le savais...)
Par Franck
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Jeudi 1 mars 2007

Bien sûr j'en rêvais depuis l'adolescence... Le quai d'Ouessant, Barbara sous le porche... Je ne rêvais pas du feu, du fer, du sang... Non... Mais du moment, de l'instant de force, de rage et de couleur. Et de l'odeur du lieu, qui seule, peut-être, était là, peut-être, de l'instant de force pure, la force de l'étreinte, celle du poète...
De cette ville, rien ne reste semble-t-il si ce n'est ce qui devait être gardé, restauré, conservé pour le prestige... Ville martyre ou ville nouvelle ? Je me pose la question, mon regard extérieur et nullement passionnel, mon ignorance de ce qu'est finalement ce lieu, me perturbe... Tous les habitats sont "récents", pas de vielles rues ou alors je ne les ai pas trouvées... Je cherchais un porche, celui de Barbara et ne l'ai pas trouvé. Je n'ai vu aucun porche, seules des fortifications datant probablement de Vauban semblent réelles...
Je suis déçu, je n'ai pas croisé les pas de Barbara et ne rencontrerai donc pas au travers d'elle le grand, très grand bonhomme qui lui a donné vie...
Il pleuvait pourtant...
Par Franck
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Lundi 19 mars 2007
Face à l'événement, j'ai voulu prendre du recul... Et puis j'ai lu la presse, regardé les journaux télévisés, cherché sur le net, la toile... Rien ! Rien sur ce fait d'hiver ! Incroyable, je suis un héros et personne pour le dire ! Alors voilà le reportage, les preuves, à vous de juger...

Quand tout a commencé, je buvais un chocolat chaud dans l'appartement de location et pensais au plaisir que serait cet après-midi qui se voulait touristique au plus haut point par l'achat de fromages du coin afin de faire pour le repas du soir une tartiflette ou autre fondue savoyarde... Des rêves de bonheur... Et vlan, un bruit énorme, des secousses, un coup d'oeil par la fenêtre et là, la coulée du millénaire... Incroyable !

Aussitôt, je me dis : là dessous y'a un mec, c'est sûr !


Je me devais de prendre une décision au plus vite... J'entendais l'hélicoptère faire des ronds au dessus, il cherchait...



 La décision était prise ! Je devais prendre le matériel et partir au plus vite chercher la ou les victimes probables...


Quelques biscuits, un peu d'eau en cas de fonte trop rapide de la neige, un couvre chef et hop, je suis prêt en moins de deux...


Quelque chose me dit qu'il faut grimper vers ce sommet ! Je sais que ce sera dur, mais je pars quand même...


Rapidement, c'est l'enfer, le froid, le vent, l'enfer...


Un bref rayon de soleil et là, l'idée, la bonne idée : faire un camp de base... Mais j'ai pas de tente alors je repars à la conquête de cette montagne en me disant que rien ne valait plus que la vie de ces deux cents personnes au moins perdues sous cette avalanche, pas même MA vie...


Soudain j'aperçois les secours qui prennent la fuite, abandonnent, les conditions sont trop dures... Je décide de continuer seul, face au vent, au froid, j'ai déjà les orteils des pieds et des mains gelés...


Petit à petit, je me rapproche de la zone... Je sais que le but de ma mission est presque atteint... Je marche sur les genoux, pas le choix, mes pieds et chevilles ont gelé puis cassé à la jonction avec le haut de mes mocassins pourtant tout neufs... Ce n'est rien, je tiens bon...


Enfin je trouve une victime !!! Un type ordonné qui range même ses mains pour ne déranger personne... Après lui, j'en ai trouvé en fait 887 autres, mais c'était des skieurs qui arrivaient suite à la réouverture des pistes...


J'ai redescendu cette victime sur le dos, et ensuite au moyen de cette "remontée" ultra moderne...
Ben voilà quoi ! Si j'suis pas un héros après ça... Bon ben c'est pas parce que c'est moi que la télé doit se taire !
Et puis c'est pas vrai que je suis un menteur !
Même que la deuch c'est vrai !
Par Franck
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Mercredi 21 mars 2007
Aujourd'hui un article d'un nouveau genre. Je vais le faire évoluer tout au long de la soirée et ce au péril de ma vie !
En effet, il neige et il fait très froid dehors !
Mais rien ne m'empêchera de sortir faire les photos pour vous montrer l'évolution impressionnante de cette tempête !
Souhaitez-moi du courage, c'est pour vous servir que je fais ça...

17h36
20h03
20h04
21h53
21h54
23h14
23h15
Il est 0h41 et plus rien ne tombe...
Je cesse donc pour ce soir ce reportage au combien captivant...
Et vais me moucher de suite...
Par Franck
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