Rose ! Rose outragée ! Rose gelée ! Rose martyrisée ! Mais Rose libérée ! Libérée par elle-même, libérée par ses épines avec le concours du réchauffement de la France, avec l'appui et le concours de la France tout entière, de la France qui se bat, de la seule France, de la vraie France, de la France éternelle.
Je dis d'abord de ses devoirs, et je les résumerai tous en disant que, pour le moment, il s'agit de devoirs de guerre. L'ennemi chancelle mais il n'est pas encore battu. Il reste sur notre sol. Il ne suffira même pas que nous l'ayons, avec le concours de nos chers et admirables rayons de soleil, chassé de chez nous pour que nous nous tenions pour satisfaits après ce qui s'est passé. Nous voulons entrer sur son territoire, comme il se doit, en vainqueurs. C'est pour cela que les rayons de soleil français sont entrés chez nous, pour Rose, à coups de chaleur. C'est pour cela que les rayons français d'Italie ont débarqué dans le Midi et remontent rapidement la vallée du Rhône. C'est pour cela que nos braves et chères forces de l'intérieur vont s'armer de décapeurs thermiques modernes. C'est pour cette revanche, cette vengeance et cette justice, que nous continuerons de nous battre jusqu'au dernier jour, jusqu'au jour de la victoire totale et complète. Ce devoir de guerre, tous les hommes qui sont ici et tous ceux qui nous entendent en France savent qu'il exige l'unité nationale. Nous autres, qui aurons vécu les plus grandes heures de notre Histoire, nous n'avons pas à vouloir autre chose que de nous montrer jusqu'à la fin, dignes de la France et de nos Roses.
Vive la France, vive les Roses !
C'est une immense émotion qui remplit mon coeur en voyant devant moi cette fleur française. Au nom du vieux pays, au nom de la France, je vous salue de tout mon coeur. Je vais vous confier un secret que vous ne répéterez pas. Ce soir ici, et tout le long de ma route, je me trouvais dans une atmosphère du même genre que celle de la Libération. Outre cela, j'ai constaté quel immense effort de survie, de déneigement, et par conséquent d'épanouissement vous accomplissez ici et c'est à vous qu'il faut que je le dise, parce que, s'il y a au monde une fleur exemplaire par ses réussites safranées, c'est vous. Je dis c'est vous et je me permets d'ajouter c'est à notre goût.
Qu'un sang impur
Ce soir, je suis inspiré.
Ben oui, c’est pas ordinaire…
La joie que me procurent mes collègues,
Le plaisir de travailler avec des gens impliqués et responsables,
Et des dirigeants intelligents et compréhensifs
La jouissance, chaque matin, d’entamer une journée riche en perspectives,
En apprentissages variés,
En échanges fructueux,
Tout cela me comble,
D’ailleurs je sens que je vais retourner au boulot ce soir
Pour prolonger le plaisir
Et y arriver demain à 6 heures
Pour entamer plus tôt cette belle journée,
Cette réjouissante journée
Où mes supérieurs viendront me voir pour me féliciter
du travail accompli la veille
et où mes collègues me soutiendront
en s’abstenant de tout reproche, de toute critique
même constructive,
Pour tout cela,
Et oui, mon boulot, c’est du nanan !
(Si vous êtes mal embouchés, déprimés, ou pire, syndicalistes
vous pouvez remplacer les mots en bleu par les mots en rouge ci-dessous)
Ci-dessus, une photo de groupe de ma boîte
Ils en disent